XVIIème Siecle
1679 ... 1685
Un avant goût de la révocation de l'Edit de Nantes
Les années 1680 voient se multiplier les édits et déclarations qui accentuent la répression contre les protestants. Ce sera aussi à partir de 1681 les premières "dragonnades" dans le Poitou. Celles-ci s'étendront dans tout le royaume où la religion réformée s'est implantée jusqu'à l'année de la révocation en 1685. Les conversions vraies ou souvent fausses (cf ci-dessous sur les relaps) se comptent alors par milliers.
Déclaration sur les relaps
Le 13 mars 1679 une déclaration faite à Saint-Germain-en-Laye, porte que les relaps seront condamnés à faire amende honorable, bannis à perpétuité et punis de la déporattion.

Dernière chambre bi-partie est supprimée
La chambre bi-partie de Castelnaudary, composée de représentants des catholiques et des représentants des protestants à part égale est supprimée par un édit de juillet 1679 de Saint-Germain-en-Laye et rattachée au parlement de Toulouse.

Les actes d'abjuration sont soumis aux procureurs du roi
Le 10 octobre 1679 à Fontainebleau une déclaration amène l'obligation que les actes d'abjuration seront, par les ordres des archevêques ou évêques, mis entre les mains du procureur du roi du siège royal ou est situé le siège de l'archevêché ou évêché ou l'abjuration sera faite, et signifiés aux ministres ou aux consistoires de la résidence des abjurans, et faisant défense aux ministres et consistoires de les y recevoir sous peine de désobéissance, de suppression des consistoires, et d'interdiction des ministres.

Interdiction de synode ou colloque sans commissaire royal
Une nouvelle déclaration faite à Fontainebleau le 10 octobre 1679, interdit la tenue de synode ou colloque, sans la permission du roi et la présence d'un commisaire royal.

Seigneurs Hauts-Justiciers
Un arrêt du conseil du 6 novembre 1679 pris à Saint-Germain-en-Laye interdit aux seigneurs hauts-justiciers de nommer dans leurs terres des officiers autres que de la religion catholique. Cet arrêt confirme des arrêts pris par les parlements de Toulouse et de Guyenne en contradiction avec l'article 25 de l'Edit de nantes et malgré les recours présentés.

Interdiction des sages-femmes
Une déclaration du 20 février 1680 de saint-Germain-en-Laye fait défenses à celles qui font profession de la R.P.R. de faire fonction de sage-femme.

Interdiction aux notaires de "marier"
Un arrêt du parlement de Paris du 5 septembre 1680 interdit aux notaires, à peine d'interdiction d'exercer, de passer à l'avenir aucuns actes par lesquels les contractans déclarent se prendre pour mari et femme.

(Sources: : Recueil Général des anciennes lois françaises - Tome XIX - Gallica - Bibliothèque National e de France)