XVIIème Siecle
1614
Derniers Etats Généraux avant 1789
Les derniers états généraux avant ceux de la révolution française marquent le début de l'absolutisme royal. Le clergé obtient enfin la publi cation du concile de Trente. C'est le début de la contre-réforme depuis l'assassinat de Henri IV le 14 mai 1610. 27 octobre : Ouverture des États-Généraux de Paris, qui marquent l'échec définitif de la représentation nationale auprès de la monarchie. Marie de Médicis y affronte les grands du royaume. Richelieu est nommé délégué du clergé. Les députés du clergé réclament l'application des canons du concile de Trente ce qui leur sera accordé. Les députés de la noblesse veulent faire abroger le régime de l'hérédité des charges vénales, qui ferme l'accès des magistratures à la noblesse rurale peu argentée, suppression de la "paulette" qui leur sera également accordée. Les députés du Tiers état, pour la plupart des officiers de justice, s'appliquent à défendre les prérogatives du pouvoir royal, tant contre la suprématie pontificale que contre l'intervention des Grands dans l'entourage du roi (fin le 23 février 1615). Leur revendication, qui voudrait voir le pouvoir royal au dessus du pouvoir de Rome et des pouvoirs seigneuriaux puisque le roi est de droit divin est farouchement aataqué par la noblesse et le clergé et ne sera pas retenue. Cepandant le pouvoir royal n'abandonnera pas l'idée.
Aux États-Généraux, le président du bailliage d'Auvergne, Savaron, mandaté par le Tiers État, décrit en présence du jeune roi la misère des ruraux de sa région.
Ci-contre : Les Etats Généraux de 1614
(Source: Wikipedia - Gallica, BNF)