XVIIème Siecle
1629
Edit de Nîmes
Après le siège de La Rochelle, ordonné par Louis XIII et commandé par Richelieu, commencé le 10 septembre 1627 et se terminant par la capitulation de la cité, le 28 octobre 1628, intervient le siège d'Alès (Alais) en 1629. Par un édit (appelé édit de grâce) du 28 juin 1629, le roi Louis XIII accordera la paix aux huguenots.
L'édit d'Alès supprime le privilège des assemblées politiques et des places de sûreté protestantes (38 fortifications seront à démanteler).
Cepandant l'édit de Nîmes signé le 20 juillet de la même année leur maintient le libre exercice de leur religion, mais impose le retour de la religion catholique dans les lieux réservés à la religion protestante.
Article 1er - Que la religion catholique, apostolique et romaine soit remise et rétablie en toutes les villes et lieux desdits pays, dont elle a été ôtée ou divertie ; et toutes les Eglises, biens et maisons ecclésiastiques dans ces lieux et provinces, soient rendues à ceux à qui elles appartiennent, sans aucune recherche des fruits pris et échus. Dans ces Eglises et par tous lesdits lieux, sera fait l'exercice de ladite Religion, librement et paisiblement, sans aucun trouble et empêchement. Ordonnons néanmoins, qu'en tous les monastères de ces villes remises en notre obéissance, il n'y pourra être mis ni établi d'autre religieux que ceux qui vivent en l'exacte observation de leur Règle, suivant les lettres qu'ils en obtiendront de nous.

Article 2 - Et désirant sur toutes choses, voir à l'avenir une perpétuelle union entre nos sujets : comme nous voulons et entendons maintenir ceux qui font profession de la Religion prétendue réformée, en l'exercice libre et tranquille d'icelle, et sans aucun trouble, nous ne pouvons que désirer leur conversion, pour laquelle nous offrons continuellement nos prières à Dieu. C'est pourquoi nous exhortons tous nos sujets de ladite RPR de se dépouiller de toute passion, pour être plus capables de recevoir la lumière du ciel et revenir au giron de l'Eglise en laquelle depuis plus de onze cent ans continuels, les rois nos prédécesseurs ont vécu sans aucune interruption ni changement, ne pouvant en chose quelconque leur témoigner davantage la paternelle affection qunous leur portons, que de les désirer au même chemin du salut que nous tenons et suivons pour nous mêmes.
Plan d'Alais et vue de Nîmes
(Source : Catherine Bergeal et Antione Durrleman, Protestantisme et libertés en France au 17e De l'édit de Nantes à sa révocation 1598-1685, Editions La Cause, 1985)
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